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-Violence dans le couple
Partout, on constate que les victimes de la violence conjugale concernent majoritairement les femmes.
En somme, la violence conjugale est un prélude à un féminicide qui n'a pas encore eu lieu.
De la même façon, qu'on peut prévoir qu'un délinquant de la route finira par être impliqué dans un accident mortel, on peut s'attendre à ce qu'un geste violent habituel finisse par frapper au mauvais endroit pour être fatal.
Disons que les féminicides toujours prévisibles et les violences contre les femmes sont dans le même chapitre. Dans tous les cas c'est d'un homme proche en qui la femme devrait avoir confiance, que viendra le coup qui va la défigurer ou la tuer. Pourtant, dès les premiers temps de la relation, la femme peut déceler la violence chez cet homme qu'elle aime et qui lui témoigne souvent des marques ostensibles de tendresse : un baiser après une giffle, une caresse sur la joue meurtrie...
Quand on apprend qu'au Canada (37,59 millions d'habitants), il y a trois féminicides par jour. C'est considérable. la France (66,99 millions d'habitants) a un féminicide tous les trois jours. Les statistiques existent pour tous les pays, mais souvent les chiffres sont mensongers car toutes les violences ne sont pas révélées ; la femme ne porte pas toujours plainte.
Chaque fois qu'un homme est auprès d'une femme, en toutes situation, il se décrète un statut de supériorité avec un droit de propriété. Tous les mauvais démons de la personnalité se conjugent pour réveiller une violence machiste mal contenue : un sentiment amoureux dévoyé, la jalousie, la frustration l'orgueuil et le manque de considération pour la femme considérée comme inférieure, comme un accessoire qu'on peut changer.


L"Ex" n'est pas en manque quand il surveille les déplacements de la femme dont il est séparé parfois depuis des années. Sa jalousie a alors deux objets, et le nouveau compagnon ou l'époux de la femme remariée ressenti comme un rival, est sa nouvelle cible : C'est le syndrome de la chasse gardée.
Certains font remarquer qu'il existe des femmes violentes, et que la femme aussi peut tuer l'homme auprès duquel elle vit. Oui, mais le feminicide est un acte particulier qui porte sur le genre. La femme qui tue, c'est souvent en réponse à une violence longtemps subie sur elle-même ou sur les enfants.
Elles sont battues, bousculées au point de se heurter à un meuble ou de tomber, à demi étranglées ou étranglées tout à fait, menacées par une arme, agressées sexuellement, détruites psychologiquement, terrorisées au point qu'elles ne portent pas plainte par peur de représailles une fois rentrées chez elles.
Tout cela sans parler des remarques déplaisantes sur son accoutrement, sa coiffure,son maquillage, une indisposition passagère, son corps et les insultes devant les enfants... c'est que l'homme a toute liberté de parole !
Ces violences marquent la femme et les enfants et ne sont pas sans conséquence sur la vie sociale dans le foyer et autour de la famille. Les services sociaux qui sont en charge des cas révélés et pris en compte, doivent supporter le coût de ces crimes ( pour la France, 3,6 milliards d"Euros par an).